Flexicurity i Frankrig: Komparativ analyse af arbejdsmarkedsmodeller i Frankrig og Danmark

Peter Aksel Krog-Meyer & Anders Malle Bentsen

Student thesis: Master thesis

Abstract

Dans ce travail, nous ferons une analyse comparative des modèles du marché du travail danois et français dans le but d’estimer les possibilités d’implémenter le modèle danois sur le marché du travail français. Le modèle de flexicurité comprend trois éléments : un marché du travail flexible avec des conditions d’embauche et de licenciement peu rigoureuses, un niveau élevé de sécurité sociale en cas de chômage et une politique active du marché du travail. D’après Wilthagen et Tros, chercheurs dans le domaine de la flexicurité, ce modèle suppose que l’État et les partenaires sociaux agissent de conserve, l’État fixant des cadres généraux, mais pas trop rigides pour la réglementation du marché du travail, ce qui permet aux employés et employeurs de négocier les uns avec les autres. Pour ce faire, il faut que les organismes patronaux et salariaux soient légitimes (juridiquement et en nombre d’adhérents), bien organisés et, par là, capables d’agir ensemble dans les négociations. Nous utiliserons le rôle de l’État comme tertium comparationis puisque l’État a une influence importante sur le développement du modèle du marché du travail d’un pays donné. Notre premier champ d’analyse est les conditions de la flexicurité, c’est-à-dire la présence de partenaires sociaux qui soient capables de conduire des négociations consensuelles. Premièrement, nous analyserons la structure et la fonction des partenaires sociaux et leurs rapports avec l’État. Deuxièmement, nous essaieront d’expliquer les facteurs qui ont créé l’état des choses tel qu’il est dans les deux pays. La deuxième partie de l’analyse a pour objet les trois éléments du modèle de flexicurité. Nous analyserons l’état des choses dans les deux pays en focalisant sur le rôle de l’État et essayerons de déterminer les facteurs qui ont été la cause de l’évolution des marchés du travail. Afin de faire l’analyse comparative du rôle de l’État nous nous appuyerons sur la typologie d’Eric A. Nordlinger des approches possibles de l’État (dites « types d’autonomie ») quant à la prise de décisions selon les préférences des acteurs sociaux. Nous comptons pouvoir identifier une tendance en France à vouloir négliger les préférences des acteurs sociaux (autonomie de type I) et une tendance au Danemark à vouloir engager ces acteurs dans les négociations (autonomie de type III). Ensuite, nous essayerons d’expliquer ces tendances en prenant comme point de départ la typologie de Gøsta Esping-Andersen des types (appelés « régimes ») d’État providence. Selon la typologie, la France compte parmi les régimes conservateurs et le Danemark parmi les régimes sociaux-démocrates. Notre analyse démontre que pour l’État danois il est tradition d’avoir recours à l’autonomie de type III, et que cette tradition remonte loin dans l’histoire. Cette approche de la part de l’État a constitué un élément décisif dans l’institutionnalisation des négociations consensuelles et, par là, dans la formation des trois éléments du modèle de flexicurité. En France est traditionnellement employée l’autonomie de type I, ce qui a créé des rapports conflictuels entre les partenaires sociaux. Cela a eu pour effet que le mouvement syndical français n’est pas capable de faire bloc dans les négociations. Cette autono mie de type I a aussi engendré une législation restrictive empêchant l’introduction de flexicurité sur le marché du travail. En ce qui concerne la sécurité sociale et la politique active du marché du travail, il existe pourtant de l’autonomie de type III. Malgré cela, les systèmes de sécurité sociale des deux pays sont fondés sur des valeurs tout à fait différentes les unes des autres et le système français ne semble pas pouvoir répondre aux exigences du modèle de flexicurité. Sur la base de la théorie des régimes conservateurs et sociaux-démocrates d’Esping- Andersen, nous avons montré comment le rôle de l’État et, par là, le développement du marché du travail des deux pays ont été déterminés par des facteurs historiques et culturels. Par conséquent, nous estimons qu’il est peu probable que le modèle de flexicurité puisse être introduit sur le marché du travail français.

EducationsMA in International Business Communication (Intercultural Marketing), (Graduate Programme) Final Thesis
LanguageDanish
Publication date2008
Number of pages84