Kulturelle grænser i EU: Og sammenfaldet mellem kultur og politik

Pernille Skov Jensen

Student thesis: Master thesis

Abstract

Frontières culturelles au sein de l’Union Européenne Un regard sur la coïncidence entre la culture et la politique. L’objectif de mon mémoire est de définir l’existence des frontières culturelles au sein de l’Union Européenne et d’aborder une discussion concernant la relation d’interdépendance entre culture et politique. L’Union Européenne fût établie pour maintenir la paix après la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, avec des élargissements continus le débat de l’intégration européenne a évolué d’une question de paix au départ vers un débat économique pour aujourd’hui traiter de culture et de politique. Cela implique que la distance entre les citoyens et l’Union s’est accrue et aujourd’hui on parle d’un déficit démocratique. Pour combler ce déficit l’Union a besoin de créer une identité commune; une cohésion entre les peuples afin de faciliter leur identification avec l’intégration européenne et ainsi réduire le fossé qui sépare l’Union Européenne de ses citoyens. Le seul problème est que, même au sein de l’Union, personne n’est d’accord sur le contenu d’une telle identité. Cette même identité a ainsi été évoquée lors de nombreux débats portant sur les valeurs fondamentales de sa nature. Des sujets tels que la Constitution Européenne et la Turquie sont souvent évoqués en parlant de l’identité européenne puisque non seulement ces deux sujets sont interdépendants mais ils aident également à définir cette même identité. La Constitution est remise en cause au regard de sa référence au christianisme comme fondement de valeurs. La Turquie, en tant que pays majoritairement musulman, représente l’autre contre qui l’Union se réfléchit pour définir l’identité. Dans le premier cas l’aboutissement du débat montre qu’on minimise l’importance du christianisme dans le fondement des valeurs car finalement on a décidé de ne pas faire référence au christianisme. Pourtant on l’accentue dans le deuxième cas pour excluire la Turquie ce que paraît un peu contradictoire. Je me base donc sur ces deux cas pour essayer de démontrer l’existence des frontières culturelles en Europe. En réalisant une analyse des commentaires et arguments exprimés par des représentants de la Convention européenne et des hommes politiques des différents pays membres dans ces deux débats je suis arrivée à une conclusion qui affirme l’existence des frontières culturelles. En élaborant l’analyse j’accentue surtout deux opinions qui nous indiquent comment on aperçoit la nature de l’identité européenne. La première voit l’Union comme un projet politique dans lequel il n’y a aucun rôle pour la religion tant que la deuxième pense que la culture, et alors la religion, est le fondement pour une identité. La culture et la politique paraissent ainsi deux concepts diamétralement opposés mais je soutiens qu’ils sont interdépendants. Pour démontrer cette interdépendance j’entame une analyse comparative de la Déclaration des Droits de l’Homme d’ONU et la Déclaration des Droits de l’Homme dans l’Islam d’OIC. Ces deux déclarations ont été signées par la Turquie et leur contenu nous indique l’existence d’une coïncidence entre la religion et la politique ce que m’emmène à conclure que la religion, et alors la culture, a de l’influence sur les valeurs conçues comme entièrement politiques.

EducationsMA in International Business Communication (Intercultural Marketing), (Graduate Programme) Final Thesis
LanguageDanish
Publication date2011
Number of pages67