Enhed eller Mangfoldighed? Identitetsperspektiver i EU’s Kulturprogram

Sidsel Isabella Strøm Jensen

Studenteropgave: Kandidatafhandlinger

Abstrakt

Ce mémoire parle de la place de la culture au sein à la politique de l’UE. Actuellement, l’importance qui est accordée à la culture est confirmée par l’augmentation budgétaire envisagée pour « Europe Créative » - le nouveau programme-cadre dédié à la culture et la création. Si ce programme, allant de 2014 à 2020, était approuvé par le Conseil des ministres et par le Parlement européen, le budget allouée à la culture s’élèverait à un montant total de 1,8 milliard d’euros, soit une augmentation de 37% par rapport au niveau du programme Culture actuel. Ce progrès est surtout extraordinaire lorsqu’on se met dans le contexte de la crise économique actuelle. Une question nous vient à l’esprit ; quel est le vrai motif d’une telle revalorisation culturelle ? La culture peut-elle aider une Europe en récession ? Quand la Communauté économique européenne a été instaurée, la collaboration était fondée sur l’économie et les échanges commerciaux. Les fondateurs n’avaient pas pris de réelles mesures pour faire avancer le secteur culturel. Le processus d’unification économique et politique a quand même créé un fossé entre le centre politique et les Européens. Cela a entraîné une demande de l’inclusion officielle de la culture en Europe qui s’est soldé en 1992 par le traité de Maastricht. Le premier programme-cadre culturel a été instauré en 2000 avec trois objectifs principaux : favoriser la mobilité transfrontalière des personnes travaillant dans le domaine de la culture, encourager la circulation transnationale des productions culturelles et artistiques et promouvoir le dialogue interculturel. Pour réaliser ces objectifs une fondation fut lancée pour promouvoir des projets de coopération entre, au minimum, 3 acteurs culturels venant des pays européens différents. Le programme Culture, et aussi le nouveau programme, contiennent des éléments intéressants à propos de l’intégration culturelle en Europe. Par exemple, l’UE ne soutient que les projets de coopération avec une « valeur ajoutée européenne ». Même si la politique culturelle de l’UE reste fondée sur le principe de subsidiarité en étant encore complémentaire aux politiques culturelles nationales, l’UE impose quand même une dimension européenne aux projets transnationaux. Dès le lancement des initiatives culturelles, l’UE a été critiquée et soupçonnée de vouloir créer une identité européenne pour affaiblir les États membres de l’Union. La culture constitue une liaison unique entre l’État et le citoyen et il faut la soutenir financièrement sans pour autant avoir la main mise sur elle. L’histoire européenne a déjà montré comment le Troisième Reich et l’Union des Républiques Socialistes Soviétique ont exploité le pouvoir énorme de la culture. L’UE a besoin de la dimension culturelle pour adoucir le déficit démocratique et elle a déjà lancé des initiatives pour la construction d’une identité paneuropéenne comme la création des symboles européens - le drapeau, l’hymne, la journée de l’Europe, l’euro et la devise « Unie dans la diversité » - et même un essai de réinterprétation de l’histoire européenne dans un esprit d’ensemble. Malgré ces efforts, l’UE n’a pas encore réussi à construire une identité européenne qui est comparable avec l’identité nationale. Les Européens soupçonnent les dirigeants à l’UE mais aussi les autres populations nations. Avec le nouveau programme Culture « Europe Créative », l’UE a choisi une stratégie moins offensive en privilégiant les initiatives culturelles dans la résolution des problèmes transnationaux. En suivant la stratégie Europe 2020, le programme va provoquer des investissements nationaux dans les secteurs de la culture et de la création pour créer des emplois et une augmentation d’échanges commerciaux en Europe. En plus, le programme va essayer de saisir le grand public et pas seulement l’élite européenne en revalorisant le programme MEDIA qui fait partie du nouveau programme Culture. Étant un secteur très populaire et accessible pour tous, le secteur du film est aussi un moyen idéal pour une augmentation de l’échange culturel entre les pays de l’UE. En somme, l’UE revalorise le programme Culture pour le seul motif qu’elle en profite et parce que le secteur culturel a un grand potentiel économique, social et mental. À la longue, le programme peut créer une plus grande solidarité au sein de l’UE et former la base d’une identité commune entre les Européens.

UddannelserCand.ling.merc Erhvervssprog og International Erhvervskommunikation (Interkulturel Marketing), (Kandidatuddannelse) Afsluttende afhandling
SprogDansk
Udgivelsesdato2013
Antal sider100